Les poules ont la parole

Cher(e)s ami(e)s  sympathisants du MLP   (recherche facebook tapez MLP)

 Quelle divine surprise de découvrir l’existence sur FesseBouc du Mouvement de Libération des Poules (MLP). Nos cris d’indignation ont  donc réussi à transpercer les Alpes, à gagner la France, Paris et ses lycées…et nous n’en savions rien !! Servir de thème de disserte aux étudiants parisiens  est un plat du jour autrement plus jouissif  qu'une insipide cuisse de poulette, plat d'ailleurs que nous haïssons.

Les poules de la Ferme des Roseaux sont enchantées de cette nouvelle aura. Cette notoriété n’est qu’un début. Notre maitrise de la plume et notre style ampoulé plaisent aux médias. Nous espérons bien, un jour, caqueter notre cause chez Ruquier et Ardisson.  Depuis que les portes de notre poulailler se sont ré-ouvertes, nous nous portons à merveille. Nous sommes toutes très en jambe, cuisse musclées et parfaitement épilées depuis qu’un parcours Vita  a été installé dans la cour. Nous pratiquons quotidiennement l’escalade, le saut à l’élastique et le base Jump du sommet des imposants cerisiers qui ombrent notre résidence de poules de luxe. Faut dire que notre patron a finalement dû céder à toutes nos revendications syndicales. Après un léger pétage de plombs suite à la grève de l’oeuf,  il nous a enfin   concédé les 15 coqs supplémentaires que nous réclamions pour épanouir notre libido. Occasionnellement, nous avons même eu droit à la télévision. Ouhaa, impressionnantes vos prises d’otages des patrons français. La classe !!  C’a nous a donné des idées. Le groupe « Hache1Haine1 », un commando de poules catcheuses venues expressément de Suisse allemande  avait planifié la séquestration du patron de la ferme des Roseaux. Un pondoir comme salle d’isolement, du pain sec et des vers de terre comme menu, de la torture à  base de chatouillis de plumes, tout était planifié pour vaincre l’inique patronat et améliorer nos acquis sociaux.

Hélas, au même moment les médias ont détourné leurs yeux sur une histoire autrement plus cochonne. Au Mexique, paraît-il ! Hier, les poules avaient la grippe, aujourd’hui les cochons’ne rient plus, demain ce sera le tour des bœufs-froids , puis  viendront les moutons. De quoi, jeunes ami(e)s, choper la tremblante bien avant le parkinson de vos grand-mères. En fait de grippe, nous nous portons plutôt bien malgré la connerie humaine ambiante. Faut-dire, qu’à force de nous entasser dans leurs usines à merde, les hommes finissent par se retrouver un masque sur leur bec, le cul vissé sur leurs chiottes, la peur au ventre à l’idée d’un simple baiser. Esclaves de leurs microbes, ils redécouvrent les joies du chaos qu’ils se plaisent, dans l’allégresse,  à bâtir pour leurs rejetons.

 Heureusement que vous êtes là , amis(flous) du MLP. 189 membres déjà, mais c’est grandiose. Paris est un immense poulailler, paraît-il ?  Lycéens, universitaires, vous aussi connaissez le régime des étudiants en batterie. Battez-vous pour des effectifs réduits, pour le droit au rêve et à la lumière. Exigez des classes à taille humaine, refusez la tyrannie des renards et autres fouines qui pullulent dans vos lycées. Rompez les rangs quand vos coqs vous assènent leurs certitudes bien-pensantes sur un avenir radieux. Et surtout, cher(e)s ami(e)s sympathisants, n’oubliez pas d’exiger votre ration quotidienne d’herbe pour la récré. A ce sujet, paraît que vous êtes au top. On ne vous fait plus la leçon !

Mille bises du poulailler de la ferme des Roseaux, portez-vous bien. 

 El pueblo unido jamas sera vincido

                                          Juanita Banana,

                       porte-parole des mille poules du cotcotland